pouet pouet poete

pouet pouet poete
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j'ai participé a cette petite aventure scriptomaniaque, et ce fut tuant. mais ça a un peu payé quand meme =) : la!



sujet : "Je me souviens avoir été très fier d'avoir pu approcher Billie, cet animal sauvage. Cette fille intriguait tout le monde. Elle ne ressemblait à personne. Qui d'autres avait pour hobby l'auto-mutilation, l'alcoolisme et l'échangisme?" a poursuivre....

j'avais déjà entendu parler d'elle, et la reconnu sans avoir a vérifier mes doutes. c'était elle. cette petite chose enfiévrée qui se tenait au zinc, un bloody Mary en main, jetais des regards absents a toute la salle. ses lèvres voyageaient de sa clope a son verre, et d'entre ses dents surgissait parfois une langue pale qui parcourait une entaille a son poignet gauche. Elle suçotait sa chair comme on embrasse un cadavre, comme pour prolonger le contact avec un corps qu'on savait voué a l'oubli.
billie luttait avec sa mémoire, billie luttait avec l'alcool, billie luttait avec elle même. de mon coté, je déployais des efforts inhumains pour détacher mes pupilles de la lumière obscure qui semblait émaner de tout son corps. ses yeux éteints laissaient parfois percer une expression d'ironie lucide, mais j'ignorais ce qui alors avait pu déclencher l'intérêt soudain qu'elle portait au triste tableau qui s'offrait a nous : un comptoir graisseux embrumé d'un halo tiède et autour duquel gravitaient des êtres vides au quotidien morose. des bribes de discussions me parvenaient des tables voisines, et soudain, prenant conscience de leur absurdité, j'eus honte que l'humanité se livre ainsi a sa vision, et que perdu dans la foule des autres clients, je fusse assimilé a leur façon d'exister.
je n'ai pas fait un mouvement en sa direction. je me suis contenté de rester l'observer depuis ma table, saisi d'un bouquin, dont l'état décrépi attestait d'avoir déjà bien vécu. j'ai sourit, quand la comparaison m'a sauté au visage. Billie, c'est un livre qui passe de main en main, qu'on partage et qui s'abime a chaque passage. mes yeux allait des pages jaunies au comptoir, du comptoir au pages jaunies, tant et si bien qu'a chaque fois je perdait le fil de ma lecture pour m'étourdir quelques secondes dans les méandres secs de sa chevelure.
ce petit jeu a continué quelques heures, avant que qu'elle ne se lève en titubant et s'arrache a cet endroit. Elle m'a jeté un regard étrange, en se retournant pour se détourner du comptoir. Je ne lui avait pas adressé la parole, malgré les heures passées a la guetter, mais en sortant, elle se figea a mon niveau , et désigna mon livre d'un index hésitant.

"qu'est ce que c'est?" j'ai mis quelques secondes a comprendre le sens de sa question, et mon air con l'a fait rire.
" du kundera. ai-je dit. puis j'ai précisé : l'insoutenable légèreté de l'être.
-c'est vraiment le titre?" elle paraissait amusée.
j'ai acquiescé. évidemment.
-j'aurais aimé l'inventer... elle hésita. je restais silencieux.
avec un titre pareil, j'aurais pu mettre des mots sur mon état."
elle a jeté un regard vers la sortie, puis s'est ravisé et s'est assise a mon coté.
c'est comme ça que tout a commencé, par un auteur tchèque. et comme ça que ça s'est terminé.
sur le paillasson devant ma porte, un matin, une oeuvre du même auteur : "le livre du rire et de l'oubli".
avec un mot a l'intérieur : "tu t'es bien foutu de ma gueule. a mon tour maintenant, mon coco, mais avec classe. c'est surement ce qui nous distingue."
billie, si elle peut face a la vie sembler sans armes, c'est certainement parce qu'elle s'empare de celles des autres.



youpi tralala, paquerettes et pimprenelles

# Posté le lundi 28 avril 2008 15:37

Modifié le mardi 13 mai 2008 21:27

meme les minutes parfois, se figent.

meme les minutes parfois, se figent.
il était une fois une jeune fille dans un train.
il était une fois le soileil, qui traversait la vitre du wagon pour l'enlacer de tous ses rayons.
il était une fois lou reed, dans une petite boite noire, qui se distillait dans ses tympans.
il était une fois une banale matinée de vacances ou l'on se laisse vivre avec douceur.


il était une fois le samedi 26 avril 2008 a 11h 54
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# Posté le samedi 26 avril 2008 20:24

Modifié le mardi 13 mai 2008 21:31

et....?

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quelquepart, un cri.
et sur le chemin, la déroute.
vont nu-pieds les vanitudes
vaquent les vicissitudes
tournoient sournoises
les habitudes.
ou sont passées nos (...) ?
disparues.
n'en restent que les vapeurs des souvenirs.
croire encore que tout perdure?
rire
rire en dernier recour
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# Posté le lundi 14 avril 2008 22:24

Modifié le mardi 13 mai 2008 21:34

avec les jours qui nous restent et ceux qui ne sont plus a vivre. avec les fuite des heures, pars. VIS.

avec les jours qui nous restent et ceux qui ne sont plus a vivre. avec les fuite des heures, pars. VIS.
Et si tu vis leve toi.


et si tu ressent comme moi la brulure des jours, et si t'éprouve aussi l'urgence assaillante, si le regard du temps viole ta pudeur éteinte, si ton avenir meme s'avère être en sursis,

Et si tu vis, leve toi.


campé sur la seule assurance de vivre dans l'instant et de mourir un jour, leve toi, et jouis. leve toi et crie. parjure l'orgasme amer de nos contemporains.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 21:40

pensées cahotiques pour machine électrique.

pensées cahotiques pour machine électrique.
je laisse la nuit me consumer
les stries du vent résonner
se tordre et s'étouffer
lacère pentes
leurs soupirs se répondent
et dans un sifflement
le noir dilue ses dilemnes
et la conscience oublie
les oraisons que la bise emporte.


je ne suis ni de la poule, ni de l'oeuf
quelquepart entre la source et l'estuaire
entre le ciel et la mer je me courbe
je ne suis ni de la queue ni de la tete
je ne suis ni du bon sens ni de l'envers
la ou la signification se perd, on me retrouve.

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# Posté le lundi 14 avril 2008 21:28

Modifié le lundi 28 avril 2008 16:32